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La Gauche sauve les meubles en Guadeloupe

Publié le samedi 24 mars 2001

 Jacques Gillot (DVG), le maire du Gosier, a été élu vendredi 23 mars président du conseil général de la Guadeloupe.


Le dénouement n'a pas été simple lors de l'élection du président de l'assemblée départementale car il aura fallut deux tours de scrutin pour connaître le nom du successeur de Marcellin Lubeth (PPDG) qui rappelons-le avait été battu lors du premier tour des cantonales. 
Face à lui il y avait la candidature de Gabrielle Louis-Carabin (DVD), présentée par Objectif Guadeloupe, le parti de la présidente de Région Lucette Michaux-Chevry. 
Au premier M. Gillot va obtenir 21 des 43 suffrages contre 20 à Mme Carabin et deux bulletins blancs au premier tour. Finalement il sera élu au second tour avec 22 voix contre 21 à Mme Carabin. 
Pour avoir une petite projection sur le déroulement du scrutin sachez que jusqu'à la dernière minute les tractations se sont poursuivis. 
Dès le premier tour, Blaise Aldo le seul conseiller général RPF, va se positionner clairement en faveur de Jacques Gillot et particulièrement au nom, a-t-il affirmé, de la "préservation des équilibres politiques et statutaires de la Guadeloupe". 
Un constat était fait au premier tour Jeanny Marc (SE) et Ary Foy (RPR-Objectif Guadeloupe) étaient les deux conseillers qui pouvaient faire pencher la balance au second tour dans un sens comme dans un autre.
Ary Foy même s'il avait menacé de se venger après l'élection de Pierre Martin à la tête de la municipalité de Basse Terre alors qu'il était le 1er adjoint sortant a voté à droite. Tandis que Jeanny Marc a reporté son bulletin à Gillot. Quant aux deux conseillers généraux du PC guadeloupéen, partisan d'une évolution statutaire autonomiste, ils ont apporté leurs voix à Mme Carabin. 
Les "forces républicaines et progressistes", qui ont porté M. Gillot à la présidence de l'assemblée, sont constituées de dix élus GUSR (Guadeloupe unie, socialisme et réalités, dissidents du PS), cinq PS, trois PPDG, deux DVG, un RPF et un indépendantiste. 
En définitif, les partisans de la loi d'orientation restent majoritaire au Conseil Général.