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Brèves des Antilles (Martinique, Guadeloupe, Guyane, etc.)

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Trafic de drogue : une famille sur le banc des accusés
Divers | mercredi 27 juin 2001 | Martinique
Lundi une mère de famille de soixante-deux ans, deux de ses fils et sa fille se sont retrouvés sur le banc des accusés du tribunal correctionnel de Fort-de-France. Une enquête menée par la section criminelle du SRPJ avait permis de saisir un peu plus de trois millions cinq cent mille francs au domicile de cette famille ainsi que divers éléments laissant supposer qu’elle se livrait à un trafic de stupéfiants. Les enquêteurs avaient également épinglé la responsable d’un bureau de change, qui elle est soupçonnée d’avoir facilité le change d’importantes sommes d’argent français en dollars. Tout au long de l’audience, les accusés vont tenter de minimiser leur rôle dans cette affaire. Il semble bien que la marchandise en substance de la cocaïne partait de l’Amérique du sud, puis transitait à Sainte Lucie pour y être transformée en crack avant d’être écoulé en Martinique. L’enquête du SRPJ a révélé que Frantz Gérème, quarante-cinq ans, était à la tête de ce réseau local, s’appuyant notamment sur des déclarations de personnes qui le mettaient en cause dans d’autres dossiers. Ce dernier a nié les faits, pour expliquer l’importante sommes retrouvées chez lui et dont il revendique la propriété, il a déclaré à la barre que c’est de l’argent saisi sur des trafiquants de drogue Saint-Luciens qu’il braquait. Même en présence des nombreux éléments compromettants versés au dossier, comme par exemple écoutes téléphoniques et l’argent liquide français qu’il changeait régulièrement en dollars son frère a lui aussi nié toute participation à un trafic de drogue. Sa mère, soixante-deux ans, a également nié les faits. Le SRPJ avait retrouvé chez elle une balance mais aussi et surtout près de un million cinq cent mille francs. Le ministère public n’a visiblement pas été convaincu par les déclarations des prévenus. Puisque tout en mettant en relief les méfaits du crack sur la société martiniquaise, Florence Hoteffer a requis douze ans ferme pour Frantz Gérème, soupçonné d’être à la tête de ce réseau, sept pour son frère et trois pour sa mère et sa sœur. Verdict le 9 juillet prochain.

Justice : condamnation d’Alain Anne
Société | mardi 26 juin 2001 | Martinique
Le patron des patrons martiniquais condamné à deux ans de prison avec sursis et 200 mille francs d’amende. L’ancien PDG du groupe qui porte son nom et actuel président du Medef Martinique, âgé aujourd’hui de 65 ans était poursuivi pour Abus de Biens sociaux; une enquête du SRPJ avait décelé des mouvements financiers douteux entre les différentes sociétés du Groupe.Deux de ses comptables ont aussi été condamnés : à 6 et 12 mois de prison avec sursis...De même qu’une voyante, basée à Reims, dans l’hexagone et condamnée à 14 mois avec sursis...Elle avait touché 500 mille francs d’un des deux comptables qui voulait voir changer sa vie...En revanche : c’est la relaxe totale pour l’ancien directeur financier du groupe.Accusé par son ancien patron d’être à l’origine de ces difficultés...Charles Serbin avait assuré sa défense tout seul devant les magistrats, le tribunal a reconnu sa bonne foi.La décision a été mise en délibérée.

La sécheresse n’est pas encore finie !
Société | mardi 26 juin 2001 | Martinique
Contrairement à ce que semble penser de nombreux martiniquais avec l’apparition de quelques pluies ces derniers jours, le déficit pluviométrique reste toujours très important...Les coupures tournantes et les mesures de restriction d’eau sont toujours en vigueur actuellement...Il est demandé à la population de restreindre au maximum l’usage des robinets...Autre conséquence de cette sécheresse qui touche le département : la campagne sucrière de cette année ne devrait pas rester dans les annales...La récolte vient de s’achever et, si la richesse saccharine est largement satisfaisante, les tonnages recueillis, eux, sont loin des estimations faîtes en début de saison...Au lieu des 100 mille tonne espérées, 80 mille tonnes seulement de cannes ont pu être broyées cette année...Et La persistance de la sécheresse laisse augurer des jours encore plus sombres pour l’année prochaine...

La famille Fabre relaxé en appel
Société | vendredi 22 juin 2001 | Martinique
Condamnés en première instance à six mois de prison avec sursis et à 90 000 francs d’amende le 4 décembre 2000 pour abus de pouvoir, Marcel, Patrice et Laurent Fabre, les dirigeants du groupe Fabre Domergue ont été relaxés par la Cour d’appel de Fort de France.Petit rappel des faits, le Crédit Agricole de la Martinique, partenaire d’une société chargée de gérer un hôtel de luxe dans l’île de Sainte-Lucie, avait engagé des poursuites contre les consorts Fabre estimant que ceux-ci n’avaient pas respecté un protocole d’accord signé en août 1997. L’accord indiquait que les associés devaient geler leur compte pour faciliter un refinancement de la Société. C’est peut être la décision du tribunal de commerce de Fort-de-France qui donnait déjà gain de cause à la famille dans cette affaire qui à dû faire pencher la balance des magistrats de la Cour d’appel. Puisque tout au long de l’audience les avocats des prévenus se sont appuyés sur cette avis pour démonter l’accusation. Dans son arrêt rendu hier, la cour a donc donné gain de cause à la famille Fabre.

Trois pour assainir les finances de Fort de France !
Economie | vendredi 22 juin 2001 | Martinique
Serge Letchimy, le maire de Fort de France a indiqué hier devant la presse qu’il faudra au moins 3 ans pour que chef lieu de la Martinique puisse rééquilibrer ses comptes. En effet la Chambre régionale des comptes vient de confirmer que les finances de la ville sont dans le rouge. Des mesures drastiques ont été avancées par le maire, par exemple, la réorganisation des services de la ville ou encore le gel des recrutements. Serge Letchimy veut encourager le repeuplement de Fort de France ce qui pourrait permettre des rentrées fiscales. Cela passe selon lui par des orientations pour que la fiscalité ne constitue pas un frein pour tous ceux qui veulent habiter la capitale. La construction de logements neufs et la restauration du patrimoine sont aussi en projet. En clair de nombreuses mesures sont prévues pour donner un nouveau souffle aux comptes de la ville.

Une campagne sucrière plutôt morose
Economie | vendredi 22 juin 2001 | Guadeloupe
La campagne sucrière 2001 en Guadeloupe ne restera sûrement pas dans les mémoires, le tonnage de cannes traité est en dessous des prévisions. C’est à l’usine de Grand’Anse à Marie Galante que la récolte de la canne à sucre s’est achevée hier. Planteurs et usiniers sont unanimes la campagne sucrière de 2001 n’a pas été d’un bon cru, sur les 570 000 tonnes de cannes annoncées en début de récolte, un peu plus de 500 000 auraient été broyées. Motif de cette baisse qui se confirme chaque année, la sécheresse qui sévit en Guadeloupe. Les plantations ont beaucoup souffert de la faible pluviométrie de cette année. Paradoxalement si le tonnage est moins important, la teneur en saccharine est la plus élevée depuis une dizaine d’années. Pour les producteurs, ce n’est pas cet indicateur qui va leur permettre de répercuter le manque à gagner sur les prix, fixés par Bruxelles. Ces derniers s’inquiètent déjà pour la prochaine saison.

Des eaux de baignades de qualité
Divers | jeudi 21 juin 2001 | Martinique
Quelques jours avant le début des grandes vacances, la DDASS a publié le bilan portant sur la qualité des eaux de baignades. Sur les 50 sites testés régulièrement au cours de l’année, 49 sont classés A ou B, en clair leurs eaux sont de bonne ou d’excellente qualité. Tout de même une seule plage a été épinglée par la DDASS, à l’extrême pointe sud des Salines à Sainte-Anne, l’Anse à Prunes, classée C à cause d’un résultat médiocre relevé parmi les tests annuels. Pour la DDASS, l’amélioration des eaux de baignade en Martinique résulte des progrès réalisés en matière d’assainissement et de traitement des eaux usées. Notons que ce classement est disponible dans les syndicats d’initiative du département.

Opération de force : la mairie ferme 41 boutiques
Société | jeudi 21 juin 2001 | St-Martin
Mercredi après midi pas moins de 41 boutiques installées à la Baie Orientale ont été fermé par la commission communale des autorisations de voirie entourée des policiers municipaux et de la gendarmerie. Avec cette opération la municipalité veut sanctionner les mauvais payeurs. En Théorie, la mairie loue les bâtiments aux commerçants, mais sur les 44 commerces qui sont installés seul 3 paient le loyer qui est de 800 francs par mois. D’autre part la commission communale des autorisations de voirie a fixé de nouveau montant des redevances de droit de place, qui seront perçues mensuellement. Il faudra débourser 1.000 francs pour la vente de fruits et légumes, 1.200F pour le poisson et les fruits de mer, 500F pour les écailleurs, pour les bouchers, la somme doit normalement varier entre 1.400 à 2.000 francs.Les propriétaires de bars (lolos) sur le Front de Mer devront payer un loyer mensuel compris entre 1.400 et 2.500 francs. Les marchands ambulants installés sur un terrain privé ou en bordure du domaine public et de la voirie communale vont eux aussi mettre la main à l poche, pour une redevance de 600 francs. Notons la création d’une nouvelle redevance, c’est à dire pour le tressage des cheveux sur les plages, fixée à 800 francs.

Congrès : Une première sans remous
Politique | mercredi 20 juin 2001 | Guadeloupe
Longtemps menacé par la convocation à la même date d’une séance plénière du conseil régional, la première réunion du Congrès des élus de Guadeloupe, présidée par Jacques Gillot, s’est clôturé lundi soir par l’adoption d’une déclaration de principe votée à une écrasante majorité 73 voies pour et 2 voies contre. Comme l’avait prôné les présidents des deux exécutifs, c’est un véritable consensus qui s’est dégagé. Clairement cela porte sur "l’institution d’une nouvelle collectivité de Guadeloupe" dotée de compétences et de pouvoirs élargis, et placée "résolument dans le cadre de la République et de l’Union européenne, dans le respect du droit". Les congressistes ont par ailleurs mis en place une "commission de synthèse pour un projet guadeloupéen" composée de 22 membres, 11 élus départementaux et 11 élus régionaux, chargée "d’expertiser toutes les contributions, d’organiser la consultation des forces vives et de présenter d’ici 6 mois une proposition" consensuelle, en s’appuyant sur un groupe d’experts "juristes, constitutionnalistes, fiscalistes, économistes". Jacques Gillot, le président de séance du congrès a tenu à rappeler dans sa conclusion que le travail ne fait que commencer.

Le PPR contesté par les maires
Société | mercredi 20 juin 2001 | Martinique
Le plan de prévention des risques qui est appliqué dans le département depuis 1999 s’inspire de l’atlas des risques communaux. Le document élaboré par le BGRGM (le bureau de recherche géologique et minière) a défini les zones constructibles et les zones à risque. Dès lors les services de la DDE peuvent donner un avis négatif sur les demandes de permis de construire qui concernent les terrains classés en zone d’aléa fort. En aléa moyen, le demandeur doit faire réaliser à ses frais une étude prouvant la constructibilité du terrain. Le coût d’une telle étude constitue un frein pour les personnes qui ont des revenus modestes. Mais les maires de la Martinique estiment que cet atlas a été rédigé sans concertation. Ils demandent au préfet de l’annuler et de lancer les études beaucoup plus approfondies sur la prévention des risques. Les maires dont les communes se trouvent pour la plupart dans une zone à fort aléa s’insurgent contre ce document. Ils considèrent qu’il a été élaboré sans concertation et qu’il n’a pas de valeur réglementaire comme document d’urbanisme. D’autre part que son utilisation, a entraîné le gel de nombreux terrains constructibles du département. Pour étayer leurs récriminations à l’encontre du PPR, les maires s’appuient entre autre sur cet exemple au Robert où une étude de sol complémentaire a démontré qu’un terrain pour lequel l’Atlas des Risques avait émis un avis négatif, était constructible. Enfin ces derniers ont demandé à Michel Cadot, le préfet de région à lancer des études plus approfondies sur la prévention des risques, précisant par ailleurs que les deux assemblés avaient déjà demandé, en novembre dernier, à l’issue d’un vote que ce document soit supprimé.