journal antilles Aujourd'hui mercredi 26 juin 2019 www.ntilles.com  

Brèves des Antilles (Martinique, Guadeloupe, Guyane, etc.)

Martinique | Guadeloupe | Guyane | Toutes les brèves

57ème anniversaire de l’UFM
Société | lundi 11 juin 2001 | Martinique
Trois journées de débat et de conférences pour célébrer cette semaine le 57ème anniversaire de l’Union des Femmes de la Martinique.Sur le thème : « Femmes, construisons ensemble notre solidarité », l’UFM a prévu de convier en son siège, les principaux responsables d’organismes ou d’associations pouvant venir en aide aux martiniquaises en difficulté...Que ce soit sur le marché de l’emploi, dans leur vie familiale ou pour améliorer leur santé...

La mobilisation de l’UGTG se poursuit
Société | lundi 11 juin 2001 | Guadeloupe
A l’issue d’une conférence de presse qui s’est tenu samedi,Gaby Clavier, le secrétaire général de l’UGTG, a appelé ses militants à maintenir leur mobilisation ce lundi et à développer et renforcer leur mobilisation mardi à Basse-Terre. Puisque s’est demain que la Cour d’appel de Basse Terre doit se prononcer sur la mise en liberté de Michel Madassamy, incarcéré depuis le 1er juin et qui doit être jugé le 22 juin par le Tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre. Il lui est reproché à M. Madassamy d’avoir participé au saccage de deux magasins ayant ouverts malgré les consignes de l’UGTG ordonnant la fermeture des commerces le 27 mai, jour férié commémoratif de l’abolition de l’esclavage en Guadeloupe. L’UGTG a en outre indiqué qu’il allait observer une trêve pour permettre le bon déroulement des épreuves du baccalauréat. Et qu’il n’allait pas s’opposer du moins jusqu’à mardi, aux livraisons de carburants dans le cadre des réquisitions. Pour l’heure s’est toujours la galère pour les automobilistes guadeloupéens.

Les petites entreprises veulent relancer la COOPGA
Economie | lundi 11 juin 2001 | Martinique
L’idée était née en 1972 ; elle est en train de ressurgir près de 30 ans plus tard. Les petites entreprises martiniquaises confrontées au manque de financement veulent en effet relancer la COOPGA. La Coopérative de Garantie avait été mise en place pour offrir aux banques des garanties suffisantes...Grâce à elle, des crédits conséquents pouvaient être accordés, même aux plus petites sociétés. Depuis cette époque, l’ « Administration Centrale des Coopératives et d’épargne et de prêts » a retiré l’agrément de la COOPGA, lui demandant de se restructurer...Une demande à laquelle la FAPEM tente aujourd’hui de répondre. La Fédération des associations des petites entreprises de la Martinique organisait une rencontre en ce sens hier, dans la commune du François...Commerçants, artisans, travailleurs indépendants ont décidé de se mobiliser « pour un environnement financier propice au développement des entreprises »...

Recrutement à l’URSSAF
Société | lundi 11 juin 2001 | Martinique
Si vous avez un niveau Bac + 2 et plus dans les domaines suivant : le Droit, la Gestion, l’Economie ou encore la comptabilité vous pouvez tenter votre chance!Une fois passez le cap des sélections au mois de septembre, votre formation sera organisée par l’un des 4 centres de formations professionnelles de l’Institut National débutera en janvier 2002.A partir des déclarations qui leurs sont adressées par les entreprises, les travailleurs indépendants ou encore les professionnels de santé, les URSSAFS de France collectent les cotisations et les contributions ou revenus d’activité qui sont destinées à financer l’ensemble des prestations de sécurité sociale. Les futurs inspecteurs auront pour mission de contrôler l’exactitude des déclarations et assurer aux salariés le respect de leur droits. 140 Inspecteurs doivent être embauchés dans toute la France et les résidents des doms peuvent aussi postuler. Les inscriptions sont ouvertes à partir d’aujourd’hui 11 juin, jusqu’au 31 août prochain...www.urssaf.fr www.acoss.fr ou 0 820 20 40 00

Un avant-projet relatif à l’avenir de la Guyane
Politique | lundi 11 juin 2001 | Guyane
A Cayenne, le 3ème et dernier séminaire sur l’avenir institutionnel de la Guyane s’est achevé samedi soir avec la signature par la "partie guyanaise" de l’avant-projet définitif relatif à l’avenir institutionnel du département. Les parlementaires, les présidents des collectivités régionale et départementale, le président de l’association des maires, les présidents des communautés de commune et les mouvements et partis politiques représentatifs, ainsi que le Komité Pou Nou démaré la Guyane ("partie guyanaise"), ont paraphé un document définitif qui sera soumis à la délibération du "congrès". Un Congrès qui doit réunir les deux assemblées régionale et départementale, le 29 juin prochain. Le mouvement politique Walwari (DG), présidée par la députée Christiane Taubira Delannon, n’a pas signé cet avant-projet. Ce document prévoit la création d’une nouvelle collectivité territoriale de Guyane, dans le cadre de la République et de l’Europe, avec un pouvoir d’initiative législative et réglementaire dans certains domaines de compétences et doublé de mesures de rattrapage et d’accompagnement financées par l’Etat. En conclusion de du séminaire, les élus signataires ont demandé que "les discussions s’engagent avec le Gouvernement conformément à l’engagement pris par le secrétaire d’Etat à l’Outre Mer". En effet, le 12 janvier dernier lors de sa visite dans le département, le Secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Christian Paul avait promis d’engager et d’achever les discussions avec le Gouvernement devant permettre la mise au point du document précisant le contenu de cette évolution, après les délibérations du congrès et des deux assemblées locales dans un délais de deux mois.

Un cas mortel de paludisme signalé en GUYANE
Divers | lundi 11 juin 2001 | Guyane
Selon la préfecture de Cayenne, un cas mortel de paludisme a été signalé, dans la périphérie du chef lieu. Un homme âgé d’une trentaine d’années est décédé au début du mois des suites d’un paludisme de type falciparum, une des formes les plus violentes de l’endémie. Un ressortissant brésilien atteint aussi par le paludisme, est actuellement hospitalisé au centre hospitalier de Cayenne dans un état critique. Une enquête épidémiologique doit être lancée pour déterminer l’origine de ces deux cas

153ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage
Société | samedi 9 juin 2001 | Guyane
Ce week-end, et plus particulièrement le 10 juin, la Guyane va commémorer le 153ème anniversaire l’abolition de l’esclavage en Guyane.Une commémoration qui va revêtir cette année un caractère particulier après l’adoption le 10 mai dernier du texte de loi de la députée guyanaise, Christiane Taubira Delannon, qui reconnaît la traite négrière et l’esclavage comme crime contre l’humanité. Son organisation, Walwari, organise dimanche sur la Place des Palmistes à Cayenne, une grande rencontre culturelle, intitulée"Que meurent les silences". L’Union des Travailleurs Guyanais, organise également une veillée culturelle à Cayenne. Le syndicat CDTG estime, pour sa part, que "reconnaître l’esclavage comme crime contre l’humanité, ne suffit pas. Cette prise de conscience doit nous préparer à la lutte contre la xénophobie et à accepter le droit à la différence" souligne, dans un communiqué, la CDTG. Toujours à Cayenne, l’USEP et la Fédération des oeuvres laïques organisent un "cross des petits negs marrons". Les enfants seront amenés à suivre un itinéraire dans les rues du chef lieu, et plus particulièrement un parcours lié à l’histoire de l’esclavage. A Kourou, la municipalité propose un vernissage de l’exposition d’art "Tembe" et la projection du film "Sucre amer", de Christian Lara. En clair tout un programme en perspective.

L’UGTG entend poursuivre la mobilisation
Société | samedi 9 juin 2001 | Guadeloupe
On pourrait simplement dire au soir du deuxième jour de la grève générale lancé par l’UGTG, on reprend les mêmes et on recommence. Comme hier, les secteurs qui ont dû faire face à cette mobilisation se cantonnent surtout là où le syndicat est bien implanté, c’est à dire dans les hôtels, les stations services, le port et les services municipaux. Au soir du deuxième jour de grève générale décrétée par l’UGTG, le bilan demeure le même. La mobilisation est surtout sensible dans les secteurs où le syndicat est bien implanté. La pénurie d’essence constitue la première préoccupation des guadeloupéens, sur 117 stations services du département seuls 8 stations ont été approvisionnées, avec le concours d’un dispositif policier.Au deuxième jour d’une grève qui ne semblait vraiment pas intéressé les élus de l’île, signalons ces quelques réactions. Julien Chovino, le président de l’association des maires a appelé les deux assemblées locales à débattre, lors de la réunion du Congrès, le 18 juin, d’une motion faisant du 27 mai un jour férié, chômé et payé. Une revendication relayée aussi au sein du PCG, qui fait appelle à la vigilance et à la lucidité de toutes les organisations politiques et syndicales : « à un moment où un consensus est en cours pour ouvrir la voie à un pouvoir guadeloupéen responsable. Jacques Gillot, le président du conseil général, en appelle « au civisme, à la responsabilité individuelle et à la modération...à l’heure où la Guadeloupe est en quête de son histoire. Dans le domaine syndical, Ferdinand Quillin, le secrétaire départemental de Force Ouvrière, a dénoncé les méthodes de mobilisation de l’UGTG, : « Je constate qu’alors qu’on se dit majoritaire dans les hôtels, on ne devrait pas avoir besoin de se battre pour empêcher aux gens de travailler. On devrait simplement faire un appel à la grève auprès de ses militants, qui cesseraient le travail. Or, on est obligé d’interdire aux gens de travailler. Il n’est pas normal que l’UGTG puisse vouloir s’approprier le droit de grève, et interdire aux autres le droit au travail.» Si ce n’est que mardi prochain, que la Cour d’appel de Basse-Terre,doit étudier la demande de remise en liberté de Michel Madassamy, l’UGTG a appelé ses militants à rester mobiliser.

Bilan d’une première journée de grève générale
Société | vendredi 8 juin 2001 | Guadeloupe
La première journée de grève générale lancé par l’UGTG a été partiellement suivit, il faut reconnaître que l’activité économique de l’île a tournée au ralentie. La mobilisation des militants du syndicat, c’est surtout fait ressentir dans les hôtels et au sein des employés communaux ou encore dans les stations-service puisque que l’UGTG est bien implanté dans ces deux secteurs. En ce qui concerne les commerces à Pointe à Pitre et à Basse Terre, la journée a été relativement calme, puisque les forces de l’ordre avaient pris toutes les dispositions pour éviter tous débordements. revanche, l’appel à la fermeture des commerces n’a été que peu suivi. Notons qu’une bonne partie des commerçants ont baissé rideau l’après-midi, dans la crainte d’une folle soirée. Il y a eu tout de même des actes de violences au cours de la journée, par exemple le centre commercial de Destrelland, à Baie Mahault a dû fermer ses portes, car des échauffourées ont eu lieu en milieu de matinée. Des militants du syndicat ont voulut contraindre les employés à quitter le travail. Au cours d’une bousculade une employée a reçu au visage un jet d’ammoniaque, ainsi qu’un gendarme qui avait tenté de s’interposer. Ce dernier à même dû être soigné au CHU après avoir été atteint par les jets d’ammoniaque. Notons que la grève a été aussi suivit à Marie Galante, puisque les ouvriers de l’usine de Grand’Anse ont cessé le travail. L’inquiétude des guadeloupéens est de plus en plus grande, puisque jeudi il n’y a eu 5 stations qui ont été approvisionnées. Obtenir la libération de Michel Madassamy c’est l’objectif de ces deux journées de grèves donc il faudra s’attendre à un durcissement de la mobilisation ce vendredi.

Grosse prise pour les policiers
Divers | vendredi 8 juin 2001 | Martinique
Les policiers ont mis la main sur une petite plantation de cannabis au Gros-Morne. Sur la foi d’un témoignage, la brigade mobile de recherche de la police de l’air et des frontières s’est dépêchée sur un terrain familial, à proximité de la route départementale n°1. Sur place, ils ont trouvé une cinquantaine de plants, totalisant près de 37 kilos d’herbe. C’est un homme de 45 ans qui les faisait pousser, selon ses premières déclarations: "pour sa consommation personnelle"... Laissé en liberté, il devrait comparaïtre prochainement devant le Tribunal pour infraction à la législation sur les stupéfiants!