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Brèves des Antilles (Martinique, Guadeloupe, Guyane, etc.)

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Sécheresse: situation critique!
Divers | jeudi 14 juin 2001 | Guadeloupe
Les mesures de restriction de la distribution d’eau ont été sévèrement renforcées en Guadeloupe. Un nouvel arrêté préfectoral est entré en vigueur hier. La quasi totalité des communes est dorénavant concernée par les coupures tournantes de 24 heures consécutives. Tous les trois jours, au lieu de tous les six jours auparavant. Ce nouveau dispositif exceptionnel est applicable pour une période minimale allant jusqu’au 15 juillet. Selon un rapport du chef d’état-major de défense et de sécurité civile de la zone Antilles, la situation devient de plus en plus critique et l’acheminement d’un détachement d’intervention s’impose plus que jamais. Ce dernier préconise l’envoi en Guadeloupe de trois unités mobiles de dessalement d’eau de mer et d’une unité mobile de traitement d’eau douce.

Conflit UGTG : Michel Madassamy a été remis en liberté
Société | mercredi 13 juin 2001 | Guadeloupe
La décision a été rendu hier soir aux alentours de 19h30, dans son arrêt la Cour d’appel de Basse Terre a donné gain de cause aux avocats de Michel Madassamy. Le syndicaliste de l’UTPP-UGTG reste tout de même soumis au contrôle judiciaire jusqu’à son procès, le 22 juin.Cette décision a été vécue par les Guadeloupéens comme un véritable ouf de soulagement. Puisque depuis le week end dernier l’exaspération des automobilistes et autres particuliers étaient de plus en plus grande à cause des perturbations liées à l’approvisionnement en essence des stations services et le ralentissement de la vie économique du département provoquées par la mobilisation des militants de l’UGTG. Pour rendre leurs décisions magistrats se sont appuyés sur la loi du 15 juin 2000 relative à la présomption d’innocence. Déjà durant son réquisitoire, l’Avocat général avait lui-même proposé cette piste, laissant à la Cour la libre appréciation de sa décision. La mise en liberté de Michel Madassamy a toutefois été assortie d’un contrôle judiciaire, jusqu’au 22 juin, date du procès. Gaby Clavier, le secrétaire général de l’UGTG, a demandé à l’ensemble de ses militants à reprendre le travail dès aujourd’hui..

La mobilisation de l’UGTG se poursuit
Société | lundi 11 juin 2001 | Guadeloupe
A l’issue d’une conférence de presse qui s’est tenu samedi,Gaby Clavier, le secrétaire général de l’UGTG, a appelé ses militants à maintenir leur mobilisation ce lundi et à développer et renforcer leur mobilisation mardi à Basse-Terre. Puisque s’est demain que la Cour d’appel de Basse Terre doit se prononcer sur la mise en liberté de Michel Madassamy, incarcéré depuis le 1er juin et qui doit être jugé le 22 juin par le Tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre. Il lui est reproché à M. Madassamy d’avoir participé au saccage de deux magasins ayant ouverts malgré les consignes de l’UGTG ordonnant la fermeture des commerces le 27 mai, jour férié commémoratif de l’abolition de l’esclavage en Guadeloupe. L’UGTG a en outre indiqué qu’il allait observer une trêve pour permettre le bon déroulement des épreuves du baccalauréat. Et qu’il n’allait pas s’opposer du moins jusqu’à mardi, aux livraisons de carburants dans le cadre des réquisitions. Pour l’heure s’est toujours la galère pour les automobilistes guadeloupéens.

L’UGTG entend poursuivre la mobilisation
Société | samedi 9 juin 2001 | Guadeloupe
On pourrait simplement dire au soir du deuxième jour de la grève générale lancé par l’UGTG, on reprend les mêmes et on recommence. Comme hier, les secteurs qui ont dû faire face à cette mobilisation se cantonnent surtout là où le syndicat est bien implanté, c’est à dire dans les hôtels, les stations services, le port et les services municipaux. Au soir du deuxième jour de grève générale décrétée par l’UGTG, le bilan demeure le même. La mobilisation est surtout sensible dans les secteurs où le syndicat est bien implanté. La pénurie d’essence constitue la première préoccupation des guadeloupéens, sur 117 stations services du département seuls 8 stations ont été approvisionnées, avec le concours d’un dispositif policier.Au deuxième jour d’une grève qui ne semblait vraiment pas intéressé les élus de l’île, signalons ces quelques réactions. Julien Chovino, le président de l’association des maires a appelé les deux assemblées locales à débattre, lors de la réunion du Congrès, le 18 juin, d’une motion faisant du 27 mai un jour férié, chômé et payé. Une revendication relayée aussi au sein du PCG, qui fait appelle à la vigilance et à la lucidité de toutes les organisations politiques et syndicales : « à un moment où un consensus est en cours pour ouvrir la voie à un pouvoir guadeloupéen responsable. Jacques Gillot, le président du conseil général, en appelle « au civisme, à la responsabilité individuelle et à la modération...à l’heure où la Guadeloupe est en quête de son histoire. Dans le domaine syndical, Ferdinand Quillin, le secrétaire départemental de Force Ouvrière, a dénoncé les méthodes de mobilisation de l’UGTG, : « Je constate qu’alors qu’on se dit majoritaire dans les hôtels, on ne devrait pas avoir besoin de se battre pour empêcher aux gens de travailler. On devrait simplement faire un appel à la grève auprès de ses militants, qui cesseraient le travail. Or, on est obligé d’interdire aux gens de travailler. Il n’est pas normal que l’UGTG puisse vouloir s’approprier le droit de grève, et interdire aux autres le droit au travail.» Si ce n’est que mardi prochain, que la Cour d’appel de Basse-Terre,doit étudier la demande de remise en liberté de Michel Madassamy, l’UGTG a appelé ses militants à rester mobiliser.

Bilan d’une première journée de grève générale
Société | vendredi 8 juin 2001 | Guadeloupe
La première journée de grève générale lancé par l’UGTG a été partiellement suivit, il faut reconnaître que l’activité économique de l’île a tournée au ralentie. La mobilisation des militants du syndicat, c’est surtout fait ressentir dans les hôtels et au sein des employés communaux ou encore dans les stations-service puisque que l’UGTG est bien implanté dans ces deux secteurs. En ce qui concerne les commerces à Pointe à Pitre et à Basse Terre, la journée a été relativement calme, puisque les forces de l’ordre avaient pris toutes les dispositions pour éviter tous débordements. revanche, l’appel à la fermeture des commerces n’a été que peu suivi. Notons qu’une bonne partie des commerçants ont baissé rideau l’après-midi, dans la crainte d’une folle soirée. Il y a eu tout de même des actes de violences au cours de la journée, par exemple le centre commercial de Destrelland, à Baie Mahault a dû fermer ses portes, car des échauffourées ont eu lieu en milieu de matinée. Des militants du syndicat ont voulut contraindre les employés à quitter le travail. Au cours d’une bousculade une employée a reçu au visage un jet d’ammoniaque, ainsi qu’un gendarme qui avait tenté de s’interposer. Ce dernier à même dû être soigné au CHU après avoir été atteint par les jets d’ammoniaque. Notons que la grève a été aussi suivit à Marie Galante, puisque les ouvriers de l’usine de Grand’Anse ont cessé le travail. L’inquiétude des guadeloupéens est de plus en plus grande, puisque jeudi il n’y a eu 5 stations qui ont été approvisionnées. Obtenir la libération de Michel Madassamy c’est l’objectif de ces deux journées de grèves donc il faudra s’attendre à un durcissement de la mobilisation ce vendredi.

Les chefs d’entreprises montent au créneau
Société | jeudi 7 juin 2001 | Guadeloupe
Les chefs d’entreprises de la Guadeloupe s’insurgent contre le mouvement de force lancé par l’UGTG pour ce jeudi et vendredi 9 juin. Michel Koury, le président des commerçants de Pointe à Pitre, interrogé par nos confrères de RCI a demandé au préfet de région, Jean François Carenco de prendre toutes ses responsabilités dans cette affaire. « Deux solutions se présentent à nous : premièrement, nous cédons à ces menaces violentes. Dans ce cas, nous admettons que nous ne sommes plus dans un Etat de droit, et que l’UGTG, organe politique, a pris le pouvoir en Guadeloupe. Plus personne ne pourra agir ou penser librement. La deuxième solution est de croire encore à la liberté de pensée, la démocratie, la justice, le droit au travail, toutes les valeurs qui nous différencient d’un régime totalitaire. Nous, entrepreneurs, commerçants, artisans guadeloupéens, nous choisissons cette voie-là. En conséquence, nous serons comme d’habitude ouverts. Nous ne céderons pas au chantage d’un groupuscule qui n’est en rien représentatif de l’immense majorité des Guadeloupéens. L’Etat a l’obligation d’assurer la sécurité des biens et des personnes. Tant que nous appartenons à la nation française, nous sollicitons donc cette protection pour nos biens, pour nos familles. Nous n’avons pas à céder au chantage, sous peine de devenir éternellement prisonniers d’un groupuscule d’hommes. »D’autres part la Chambre de Commerce et d’Industrie de Pointe-à-Pitre à travers un communiqué a dit vouloir souhaité que « l’activité économique soit maintenue »

Sociale: les examens sont maintenus en Guadeloupe
Société | jeudi 7 juin 2001 | Guadeloupe
Dans un communiqué, le Rectorat a tenu à indiquer que malgré les perturbations qui pourraient découler du mot d’ordre de grève générale de l’UGTG, que les examens de fin d’année les épreuves sont maintenues. Par ailleurs, le Rectorat précise que les candidats doivent prendre toutes les dispositions nécessaires pour se rendre aux différents centres d’examen. Certains étudiants dont les épreuves ont déjà débuté, font du co-voiturage puisque les stations services ne sont plus approvisionnées en carburant.

Il n’y a plus d’essence en Guadeloupe
Société | mercredi 6 juin 2001 | Guadeloupe
Depuis le préavis de grève lancé dimanche par l’UTPP-UGTG après l’incarcération de Michel Madassamy, accusé d’avoir participer au saccage de deux magasins à Pointe à Pitre le 27 mai dernier, il n’y a pratiquement plus d’essence dans les stations services du département. Dernier fait en date, mardi, un groupe d’individu non identifié s’en est pris physiquement à deux camions citernes de la société Cabotra qui s’apprêtaient à ravitailler deux stations services. Des pierres ont été jetées sur les cabines des deux poids lourds, blessant au thorax l’un des chauffeurs. Ce dernier a été transporté au CHU de Pointe à Pitre. Ces incidents ont entraîné l’arrêt du ravitaillement des points d’essence. Tout de même dans la matinée huit stations avaient été réapprovisionnée

L’UGTG lance un appel à la grève générale
Société | mercredi 6 juin 2001 | Guadeloupe
L’Union Générale des travailleurs Guadeloupéens poursuit sa mobilisation pour faire libérer l’un de ses militants incarcéré en attendant son procès le 22 juin prochain. Au cours d’une conférence de presse hier, Gaby Clavier, le secrétaire général de l’UGTG a lancé un appel à la grève générale pour les 7 et 8 juin dans tous les secteurs de l’économie locale où elle est implantée (stations-service, BTP, hôtellerie, commerce...). Selon lui, le durcissement du mouvement doit faire plier le préfet de région, Jean François Carenco. Il assimile la mise en détention de Michel Madassamy comme à « une prise en otage, une condamnation à mort légale... » « Nous exigeons que l’on libère notre camarade. Dès jeudi matin, le secteur de l’hôtellerie sera en grève pour une durée illimitée. Nous serons aussi déterminés et nous montrerons aussi sauvages que l’est l’Etat français envers notre camarade » a déclaré Charly Landau, secrétaire général de l’UTHTR-UGTG. Pour l’heure les files d’attente continuent de s’allonger aux abords des rares stations-service encore approvisionnées.

Mobilisation de l’UTPP-UGTG
Société | lundi 4 juin 2001 | Guadeloupe
La situation reste tendue en Guadeloupe depuis l’arrestation d’un représentant syndical de l’UGTG.Michel Madassamy a été arrêté le 1er juin pour avoir participé au saccage de deux magasins le 27 mai dernier ; ce jour là, les militants du syndicat avaient décidé de fermer les magasins ouverts pour le Jour de la commémoration de l’abolition de l’esclavage...Incarcéré depuis vendredi, le syndicaliste aurait entamé une grève de la faim en attendant son procès prévu le 22 juin prochain...Et à l’extérieur des murs de la prison, ses camarades manifestent leur mécontentement.Depuis hier après-midi, les stations-services de l’île sont appelés à fermer leurs portes pour demander sa libération...