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Sainte-Marie: L'opposition s'organise.

Publié le lundi 11 septembre 2000
© Pancho

 La campagne électorale est déjà lancée à Sainte-Marie ( 21 000 habitants, nord Atlantique.) L'opposition menée par des dissidents du mouvement qui avait porté Guy Lordinot à la tête de la municipalité en 1983 a décidé de passer à l'action. La bataille s'annonce particulièrement féroce dans la ville qui a toujours plaidée en faveur de l'harmonie.

C'est parti à Sainte-Marie!

Deux ans après les cantonales, la politique est revenue au centre des discussions. La bataille pour les municipales fait rage! Dernier épisode, la démission de Christian Lapoussinière, 52 ans, 7ème adjoint, soupçonné d'être un sous-marin du PPM (parti progressiste martiniquais), le parti d'Aimé Césaire que Guy Lordinot ne supporte plus. A l'évidence, les manifestations autour du 87ème anniversaire du maire-poète, pilotées par Christian Lapoussinière, n'auraient pas été du goût du maire samaritain. A tel point que le 7ème adjoint a été contraint de démissionner. Mais l'homme n'est pas seul. Il a été rejoint par les autres dissidents du "Renouveau de Sainte-Marie", ce mouvement qui avait installé Guy Lordinot aux commandes de la ville. Une victoire importante puisqu'elle permettait d'éliminer le Docteur Camille Petit, ancien député, maire de la grande ville du nord atlantique depuis 26 ans. Les dissidents ont donc décidé de passer à l'offensive. D'abord Roger Jeanne et Guy Renard. Les deux conseillers généraux de la ville partent avec un avantage non négligeable. Celui d'avoir remporté les cantonades de mars 1998 face aux candidats soutenus par… Guy Lordinot. Avec eux, Gérard Florent, l'ex-premier adjoint qui avait quitté l'équipe municipale avec fracas, auteur d'un document du cinquantaine de pages intitulé "La bombe" dans lequel l'auteur met au défi quiconque de le poursuivre si les informations divulguées s'avéraient inexactes. C'est dire l'ambiance qui règne à Sainte-Marie à six mois des municipales. Guy Lordinot, lui reste serein, expliquant, qu'à Sainte-Marie, la parole est libre. "Nous construisons la ville de l'an 2000" conclut le maire.