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Une entreprise privée au chevet de la Sécurité Sociale en Martinique.

Publié le vendredi 25 août 2000
© Pancho

 Cette société qui n’a pas encore été désignée devra prendre en charge les 80 milles dossiers en souffrance à la C.G.S.S sur les 129 milles qui doivent être traités au 30 septembre prochain.
Cette décision proposée par le Directeur de la Caisse Générale de Sécurité Sociale, Jean-Tony Duclos, a été entérinée lors d’un conseil d’administration qui s’est tenu le vendredi 18 août. Autour de la table, les membres du Conseil d’Administration mais aussi les représentants de la direction et du personnel. Pendant 1heure et demi, il a été question des différentes solutions qui pourraient être trouvées afin de permettre aux services de la CGSS de traiter de manière plus rapide les milliers de dossiers en souffrance. Des dossiers qui se sont accumulés suite à l’implantation d’un nouvel outil informatique mais aussi après la mise en place de la CMU : la Couverture Maladie Universelle. Au total se sont 128 913 feuilles qui devraient être traités au 30 septembre, mais la CGSS ne possède pas assez de bras pour ce volume de dossiers et surtout pas assez de crédits pour embaucher. 29 agents de plus seraient nécessaires, mais sur le plan financier, la CGSS est dans l’incapacité de faire face à une embauche de cette ampleur. L’enveloppe salvatrice pour leur recrutement avoisinerait les 704 700 F or la caisse ne dispose que de 275 milles francs.
D’où la solution avancée, faire appel à une société privée qui se chargerait de cette surcharge de travail. Une décision qui a été acceptée et qui était nécessaire selon le président du Conseil d’Administration René Fabien si les assurés sociaux, les professionnels de la santé et les entreprises veulent toucher le plus rapidement leurs dus.
Soit près de cent soixante millions de francs selon la direction de la Caisse Générale de Sécurité Sociale. Cette entreprise n’a pas encore été choisie, selon nos informations deux sociétés seraient en concurrence. Sitôt l’entreprise choisie, elle devra s’atteler à la tâche, afin que le malade : sécurité sociale, ne soit pas au plus mal.